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We want sex…equality

mars 8, 2011

Affiche du film de Nigel Cole

Il n’y avait pas foule pour m’accompagner voir -avant même sa sortie- le film We want sex equality, au festival du film britannique de Nantes (Katorza), en décembre dernier. Et pourtant rire autant -que dis-je…aux éclats!- devant un film au titre féministo-féministe, c’est rare. Et revigorant.

En anglais, Made in Dagenham (ville industrielle, dans la banlieue Est de Londres) raconte l’histoire vraie du combat de près de 200 ouvrières qualifiées sous-payées, méprisées et minoritaires dans une usine Ford, en 1968. Les  premiers jours, leur grève, pour réclamer l’égalité des payes, récolte quelques sourires compatissants puis elle irrite et agace les syndicats machistes, encroutés dans leur culture de la négociation molle.

Ne désarmant pas, elles paralysent la machine industrielle…jusqu’à risquer de se mettre à dos leur maris, la plupart employés par Ford. Sans rien ometttre de leurs contradictions, Nigel Cole met en scène, avec une extrême justesse pince-sans-rire, de truculentes actrices. qui nous donnent une leçon de liberté.  Même le plus acharné des masculinistes ne pourra pas rester insensible.

Une claque d’allégresse

Si vous avez aimé Good Morning England, sur cette radio pirate au milieu de la Manche, ou encore The Full Monty, We Want Sex Equality vous fera le même effet:

  • Parce que c’est un film qui vous réveille. Déjà par ses couleurs sixties, ses éclats de rire de femmes qui font trembler les hommes, et votre adrénaline qui grimpe en même temps que l’intrigue se déroule.
  • Parce que c’est un film qui vous file la banane jusqu’aux oreilles. « donc c’est une bande de nénettes qui avec trois bouts de ficelles font flancher une multinationale américaine sans scrupule? » « Ouais, c’est fou hein! »
  • Parce qu’il redonne confiance en soi. Les femmes peuvent renverser le pouvoir, prendre la parole en public et retourner une assemblée d’hommes dubitatifs. Il suffisait d’essayer, en fait.

Ironie du film…il était en nominé aux Bafta Awards, l’équivalent britanniques de nos Césars, dans la catégorie « Costumes » et « Maquillage » (mais également dans la catégorie « meilleur film anglais » et « meilleur second rôle féminin » pour être tout à fait honnête).

Au festival de Dinard du film britannique, il a eu plus de chance. Il a reçu le « Hitchock d’or », prix du meilleur scénario et prix du public.

Sortie le 9 mars 2011. Pour trouver les salles où il est diffusé: voir la page Allocine.

Ariane Lavrilleux

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2 commentaires leave one →
  1. mars 8, 2011 1:15

    J’espère qu’il sera correctement diffusé.
    J’ai un souvenir génial de films vus au festival du film de femmes de Créteil (à l’époque où je le couvrais chaque année pour mon hebdo), notamment « But I’m a cheerleader » ou les aventures d’une Barbie lesbienne en camp de redressement. C’était à crever de rire 🙂 Mais jamais diffusé en salle évidemment. 😦

  2. mars 18, 2011 9:03

    féminisme et syndicalisme ne vont que trop peu souvent de pair ! Une initiative à soutenir, celle du Snes qui lance un travail de recherche sur le genre dans les métiers de l’enseignement secondaire. On cherche des candidates des académies de Lyon et Toulouse pour être suivies par les chercheuses : secteur.femmes@snes.edu

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